Nos revendications

Face au constat de pénurie de modes d’accueil, Osez le féminisme demande que :

 

  • 25% des enfants de moins de 3 ans accueillis en crèche d’ici 5 ans, soit la création de 500 000 places en établissement collectifs.

L’articulation entre vie familiale et professionnelle repose toujours sur les femmes. Les femmes se retrouvent majoritairement à assumer la prise en charge des enfants de 0 à 3 ans, avec les conséquences sur leur vie professionnelle que cela comporte, et une double journée de travail. L’accès à des modes d’accueil de qualité et accessibles est une condition pour garantir le maintien des femmes dans le monde du travail. 500 000 correspondent à la différence entre le nombre de places existantes (350 000 et 600 000) et le nombre de places nécessaires pour articuler vie professionnelle et vie familiale. Nous recommandons également l’abrogation du décret Morano qui gonfle artificiellement le nombres de places, au détriment de la qualité de l’accueil et de la qualification des professionnel-les en structures collectives, l’abandon des jardins d’éveil, structures plus onéreuses et concurrentes de l’école maternelle. La création de 500 000 places nécessite également la formation des professionnels (env. 10 000).

 

  • La création d’un véritable service public de la petite enfance, avec le développement de modes d’accueil des jeunes enfants dans le secteur public ou dans des structures à but non lucratif (crèches parentales, halte-garderie..) à l’abri de tout objectif de concurrence et de rentabilité.

Dans un contexte de privatisation du secteur de la petite enfance, il est d’autant plus important de garantir un accès équitable pour les familles et une meilleure prise en charge, en termes d’encadrement et de qualification des professionnel-l-e-s. Pour cela, nous préconisons de créer à moyen terme une obligation pour chaque commune d’avoir un schéma de développement des modes d’accueil de la petite enfance, comme il en existe pour le logement social.

 

  • La lutte contre les inégalités sociales et territoriales dans l’accès à des modes d’accueil.

Il faut répondre à la situation des parents à la recherche d’un emploi, en création d’entreprise ou en formation, le soutien aux familles monoparentales, essentiellement composées de mères seules avec enfant. Tout enfant doit pouvoir obtenir une place, quelle que soit la région ou la situation des parents, comme à l ‘école maternelle.

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