Histoire de l’accueil de la petite enfance

La politique familiale est passée d’un modèle familial classique « biparental », avec un seul salaire, à davantage de couples biactifs, ou de diverses formes de familles. une politique de soutien à la parentalité avec la possibilité offerte aux familles  que leur enfant soit accueilli.

Pendant l’après guerre, la politique familiale soutient davantage les familles mais favorise le maintien des femmes au foyer, en 1946 avec la création de l’allocation de salaire unique. Cette allocation familiale est destinée à soutenir les familles qui ne perçoivent qu’un seul salaire, généralement le père. Avec la libération des femmes et les mouvements d’émancipation, les femmes aspirent davantage à l’emploi et moins à rester à la maison. Dans les années 70, une organisation sociale est mise en place, avec la première allocation pour frais de garde, en fonction des ressources, afin de soutenir l’emploi féminin. La demande de places d’accueil devient un besoin de plus en plus prégnant. La politique familiale est modifiée dans les années 80 pour permettre des créations plus nombreuses de places en crèches, même si les besoins restent que très partiellement couverts : En 1976, seuls 6 % des besoins sont couverts. Il y a un soutien de l’activité féminine dans les années 80 plus clair, même s’il existe une prépondérance des familles nombreuses qui sont encouragées et davantage soutenues, pour le troisième enfant.

Globalement le nombre d’enfants gardés a augmenté. La politique familiale est marquée par un tournant en  en 1991 avec la création d’une prestation aidant financièrement les familles ayant recours à ce mode de garde individuel :  l’aide à la famille pour l’emploi d’un(e) assistant(e) maternel(le) agréé(e) (Afeama), et à la suite de la réforme du statut des assistant(e)s maternel(le)s issue de la loi du 17 juillet 1992. En effet, ces mesures ont entraîné, d’une part, un nombre croissant de demandes d’agréments, et, d’autre part, davantage de déclarations de la part des particuliers employeurs, entraînant une réduction du travail non déclaré. Les assistances maternelles sont également vues comme une réserve d’emplois pour des femmes qui ont peu de qualifications.Plus récemment, le remplacement de l’Afeama par le complément libre choix du mode de garde de la Paje et la loi du 27 juin 2005 visant à accroître la valorisation du métier d’assistante(e) maternel(le) ont également contribué au maintien de cette tendance.

En 1993, l’instauration de l’APE (allocation parentale d’éducation) qui attribue une allocation pour le parent qui s’occupe des enfants, reste néanmoins un modèle calqué sur celui de la mère au foyer. Il reste également centré sur le mode d’accueil individuel, avec davantage d’allocations destinées aux parents qui privilégient ce type d’accueil. La période de crise économique a comme conséquence le resserrement des politiques familiales et de l’emploi, et l’accueil des jeunes enfants est vu comme facilitant le retour à l’emploi des femmes.

Les années 2000 sont marquées par une plus grande prise en compte des ressources dans les politiques familiales et par la réforme majeure qu’a constituée l’allocation pour la garde d’enfants à domicile (AGED) puis l’élargissement d’un éventail d’aide appelé prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE).

A partir de 2004, où la mise en place du complément de libre choix d’activité (CLCA) avec une compensation financière représente une incitation supplémentaire.

Publicités
%d blogueurs aiment cette page :