Faïd, père d’une petite fille de 8 mois, journaliste, en couple

11 Nov

Je suis un jeune père de famille (33 ans bientôt) d’une petite fille âgée de 8 mois maintenant. Je suis journaliste et je n’ai pas d’horaires théoriques. Mais dans la pratique, je fais souvent des journées de 5 h du matin à 16 h, 5 jours par semaine. Mon épouse est infirmière et travaille en moyenne 3 jours par semaine de 7 h à 19 h. Donc pour la moitié de la semaine, la question de la garde ne se pose pas. Idem quand je ne travaille pas. Mais si on travaille tous les deux, c’est plus délicat à gérer. A Mayotte, les crèches doivent se compter sur les doigts d’une main. Souvent, elles prennent les enfants à partir de 9 mois. Et celles qui le font, ne le font pas à un tarif négligeable (10% des revenus des parents, ce qui représenterait pour nous 360 € par mois, même si paraît-il, une partie est transformable en crédit d’impôt). Heureusement, nous avons nos mères qui ne travaillent pas. Donc quand on part au boulot, la petite va chez ses grands-mères. Celles-ci sont ravies de l’avoir, mais parfois, elles ont leur programme et l’une d’entre elles n’a pas de permis, donc bouger avec un enfant qui ne marche pas, ce n’est pas évident (les trottoirs sont inexistants, inutile de penser à la poussette, à moins qu’il existe des modèles tout-terrain). Parfois, on la confie également à sa tante qui habite dans le même immeuble et qui est aussi infirmière. voilà comment se fait le mode d’accueil pour nous. On ne paie personne, mais en même temps, même si on le voulait, on se heurterait peut-être à la rareté et la cherté des places de crèche. Evidemment, il n’y a pas de projet pédagogique chez les grands-mères comme cela se fait en crèche, mais comme elles ne gardent pas qu’un seul enfant, la socialisation se fait quand même.

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